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Jean de Bohême
Le joueur de fifre de Niklashausen Au printemps 1476, un
simple berger de Basse Franconie appelle les gens à se
rendre en pèlerinage à la petite église de
Niklashausen, un village non loin de Würtzbourg. Au nom de la
Vierge Marie, il
promet aux pèlerins le pardon de leurs
péchés, prêche l'égalité
sociale des hommes et la communauté des biens, et annonce
que la vanité et l'insatiable avidité
des princes et des hauts prélats seront bientôt punis
par le tribunal de Dieu.
Le peuple est sensible à ce
discours et certains de ses auditeurs deviennent rapidement
des disciples enthousiastes, qui honorent ce jeune berger du titre de "Saint
Enfant" et de "Prophète". Ils diffusent son message et en trois
mois, gagnent à sa cause un nombre considérable d'adhérents.
Pour enrayer le mouvement de masse qui est en train de
naître, les autorités arrêtent et jugent
le jeune prédicateur, qui est condamné et
brûlé comme hérétique à Würzburg
le 19 juillet 1476.
Sa capture
provoque chez la
population franconnienne, un mouvement de protestation -bref mais massif - dans lequel les
historiens voient aujourd'hui un prodrome des guerres paysannes du premier quart du XVIème siècle.
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Les origines et l'enfance de Jean de Bohême
Mais ce gamin -les sources contemporaines le décrivent comme un adolescent,
presqu'encore un enfant- devait
savoir écouter ce qui se disait dans le monde
des adultes, sinon comment expliquer l'extraordinaire destin
qui sera le sien ? A l'église ou dans les tavernes de la
basse vallée du Main, on devait discuter de Dieu et du
monde, de la misère des petites gens, de l'insolente richesse des princes et des ecclésiastiques.
Jean de Bohême serait tombé dans l'oubli s'il n'était pas apparu comme comme
prédicateur, dans le village de Niklashausen, au Carême de 1476.
L'éveil d'un prédicateur Deux événements auraient amené Jean de Bohême à
prendre la voie de la prédication : une apparition de la Vierge Marie, et les encouragements d'un prêtre, mais sous la torture, il les
a tantôt niés, tantôt confirmés.
L'influence d'un prêtre.
On ignore qui était ce personnage dont le rôle a été si
décisif. Etait-ce seulement le curé du village qui voulait animer le
pèlerinage de la Vierge à Niklashausen avec l'aide de ce garçon qui
savait parler, ou était-ce le moine inconnu, d'un ordre mendiant, qui
fut arrêté avec Jean de Bohême ? Toujours est-il que c'est par les
discussions avec cet ecclésiastique que Jean apprend qu'un "Saint
Père", membre de l'ordre de "ceux qui vont pieds nus" est passé
jadis en Franconie et avait tenu des sermons si persuasifs, que de
nombreuses personnes ont décidé de renoncer aux distractions et aux
biens de ce monde et se sont tournés vers une vie plus agréable à
Dieu.
Le berger aura voulu suivre l'exemple de ce "Saint Père",
avec le soutien, à la fois du prêtre et
de la force que lui procurait sa croyance que le grand
nombre pourrait changer le monde.
Pendant le
Carême de 1476, Jean de Bohême mûrit sa
décision de suivre ses idées et son inspiration. Il veut
annoncer aux hommes que sa vénération de la Vierge Marie
est porteuse
d'une promesse d'avènement d'un monde meilleur.
Un jour - entre le 4ème dimanche de carême (le 21 mars) et le jour de la Découverte de la Vraie
Croix (le 3 mai), les traditions donnent différentes dates - à Niklashausen devant l'église, il brûle sa timbale devant
l'assistance étonnée et tient sa première prédication.
Son
appel au pèlerinage et son message pour un nouvel ordre
sur terre se répandent comme une traînée de poudre : dès la
semaine suivante, de nombreux pèlerins viennent de la proche région à
Nicklashausen
pour implôrer la grâce de la Vierge Marie et entendre le message du
jeune prédicateur. Celui-ci proclame que chacun doit d'abord renoncer à
ses péchés pour que le monde devienne meilleur. Comme signe visible
d'expiation des péchés, il demande à l'assistance de sacrifier bijoux,
rubans de soie, chaussures à la poulaine et autres colifichets.
De
nombreuses pièces de vêtement, tresses, coiffures, instruments de
musique et autres objets de distraction sont jetés au bûcher, comme l'a
fait le prédicateur lui-même avec sa timbale. Cet épisode n'est pas sans rappeler le "Bûcher des Vanités" que le moine Jérôme Savonarole allumera 21 ans plus tard, le Mardi Gras de 1497, sur la Place de la Seigneurie, dans la Florence des Médicis, pour brûler les signes du luxe.
Après
cette preuve symbolique d'expiation, Jean de Bohême prédit aux pèlerins un nouveau
royaume de Dieu sur terre, où chacun gagnera sa propre
subsistance en travaillant de ses mains et partagera fraternellement
avec les nécessiteux; où les différences de classe, les impôts et les
corvées seront abolis; où la propriété privée sur les champs, prés,
pâtures, forêts et cours d'eau disparaîtra et sera transmise à la
communauté.
En
fait, les évêques n'ont aucun motif de se plaindre du pèlerinage à la
petite église de Niklashausen, celle-ci étant consacrée à la Vierge
depuis 1344. De plus ce pèlerinage bénéficie depuis 1353 d'une lettre
d'indulgence du clergé pontifical à Avignon. Cette lettre,
certifiée le 12 avril 1360 par l'archevêque de Mayence Gerlach von
Nassau, assurait déjà l'indulgence plénière à toute personne accomplissant ce
pèlerinage.
Alors que
les offrandes s'amoncellent dans la petite église de
Niklashausen en ce mois de juin 1476, les évêques de
Mayence et de Würzburg constatent qu'un pèlerinage
permanent dont ils ne savent rien, s'est établi dans le
ressort de leur juridiction.
Killian von Bibra, le conseiller du
prince-evêque de Würzburg, y envoie
des frères avec la mission de démasquer publiquement
le charlatan. Jean de Bohême donne la preuve de son talent de
réthoricien dans
plusieurs joutes oratoires. Les moines ne parviennent pas à
démolir la solide argumentation de ce jeune homme
assisté de son moine pour les questions de
théologie. Conspués par la foule, il ne leur reste plus
qu'à retourner à Würzburg pour faire leur compte
rendu.
Une fois tout-à-fait informé de ce qui se passe, Le prince-évêque recherche
l'appui des villes et des seigneurs voisins. Bien que le
pèlerinage de Niklashausen semble apparemment se dérouler
de manière pacifique, il brandit le fantôme
d'une émeute paysanne. Pour mobiliser les seigneurs bavarois et
souabes, le chanoine de la cathédrale de Würzburg Georg
von Giech fait courir le bruit que des paysans suisses armés
marchent vers la Franconie pour se joindre aux pèlerins. Cette
fausse nouvelle persuade les conseils des villes et les seigneurs, de
l'existence d'un grave danger à Niklashausen.
L'arrestation Fin juin 1476, les conseils
épiscopaux de Mayence et de Würzburg, réunis
à Aschaffenburg, prennent la résolution de frapper
le pèlerinage de Niklashausen de l'interdiction de
l'Eglise, et de procéder à l'arrestation de Jean de
Bohême et de son conseiller, ce moine dont on ignore le
nom. En même temps, ils décident de dépêcher
sur place des mouchards et des provocateurs pour obtenir les motifs
justifiant ces décisions.
Quelque jours suffisent à dresser l'inventaire des
éléments à charge : le prédicateur tient
les propos d'un hérétique, prêche la révolte
et use de subterfuges qu'il prétend être des
miracles. Voici le contenu de son serment du 2 juillet, rapporté
par les mouchards :
"[...]
D'après un rapport écrit plus tard
au mois d'Août, Jean aurait demandé aux hommes lors de son prêche du 7
juillet, de revenir le 14 juillet, armés mais sans les femmes et les
enfants. C'est avec cette information que Kilian von Bibra aurait persuadé le prince-evêque de le faire arrêter au plus vite. Les
sources écrites ne faisant pas état d'une telle accusation pendant le
déroulement du procès, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'une
accusation inventée de toutes pièces pour justifier a posteriori
l'interdiction du pèlerinage à Niklashaus, qui perdure encore en Août
1476 et maintient vivant le souvenir du "Saint Enfant" et "Prophète".
La nouvelle de l'arrestation
de Jean de Bohême sème le trouble parmi les
pèlerins au matin du 13 juillet. Comme on ne sait pas où
il a été emmené, de nombreux pèlerins
prennent le chemin du retour. Dans le campement de Niklashausen, il n'y
a aucun signe de la levée en armes à laquelle Jean
aurait appelé les hommes.
Dans la journée se répand la nouvelle que la "Saint Enfant" serait retenu prisonnier au château de Würzburg et au soir, ce sont 16 000 pèlerins qui se mettent en marche, en chantant des chants d'église. Dans la nuit, ils allument 400 cierges qu'ils avaient apporté pour la Sainte Vierge. Au matin du 14 juillet, ils arrivent au pied du château de Würzburg. Le maréchal du palais du prince-evêque, Jörg von Gebsattel, surnommé "Rack" et ses hommes d'armes leur interdisent le passage du Main et l'entrée dans la ville avec et des hommes en armes. Il s'avance pour s'enquérir auprès des pèlerins des motifs de leur marche et engage la discussion avec leurs porte-parole : Kunz von Thunfeld (un noble), son fils Michael, deux gentilhommes de Stetten et un gentillome de Vestenberg. Ils informent Rack qu'ils attendront le temps qu'il faudra, en chantant et en disant des prières, jusqu'à ce qu'on leur rende leur "Saint Enfant". Au château, personne n'avait prévu un mouvement de protestion si massif, mais les pèlerins ne sont pas armés et ne représentent pas une grande menace militaire. Et puisqu'ils manifestent des intentions plutôt pacifiques, l'émissaire du prince-évêque, Konrad von Hutten, descend les voir et déclare que Jean de Bohême séjourne au château en tant que sujet du prince-évêque, et qu'il doit, avec la plupart des gens présents, obéissance à celui qui est son maître, au temporel comme au spirituel. Monseigneur Rudolf von Scherenberg a voulu entendre le message du jeune prédicateur ; c'est pourquoi il a ordonné qu'on le lui amène ; les portes sont fermées par mesure de précaution car il y aurait grande presse si une foule nombreuse voulait entrer dans le château, et les murs sont gardés pour empêcher d'éventuels irresponsables d'entrer par la force. C'est pour les mêmes raisons qu'on leur interdit également le passage sur le pont du Main qui se trouve de l'autre côté des murs de la ville. Konrad von Hutten les exhorte enfin à ne pas se dresser inconsidérément contre l'autorité du prince et de l'Eglise, et de rentrer chez eux. Ses propos apaisent la foule, qui se disloque en petits groupes et se retire sans se méfier. Mais dès que Konrad von Hutten est de retour au château, les événements prennent une tournure dramatique : des canons placés sur les murs du château, ouvrent le feu sur la foule qui se retire. En 1514, l'abbé de Saint Jacques de Würzburg, Johannes Trithemius, écrira que la canonnade a tué plusieurs personnes et en a blessé de nombreuses autres. Après la canonnade, des cavaliers se lancent à la poursuite des fuyards pour capturer les meneurs autour desquels pourrait se cristaliser une riposte violente. Douze personnes auraient été passées par le fil de l'épée et il y aurait eu de nombreux blessés au cours de cette poursuite. Mais la tradition rapporte que les cavaliers auraient tué un plus grand nombre de personnes -hommes, femmes et enfants- qui s'étaient réfugiés au cimetière de Waldbüttelbrunn à environ 5 kilomètres à l'ouest de la ville. Concernant le nombre de personnes emprisonnées, les chiffres varient de 100 à 300. Au bout de quelques jours, on libéra tout le monde sauf deux paysans soupçonnés d'être des meneurs. La canonnade, l'attaque des cavaliers et la chasse-poursuite des fuyards, il n'est plus à craindre qu'un soulèvement armé puisse un jour surgir de Niklashausen. Le chevalierKunz von Thunfeld et les autres meneurs se cachent ; la campagne se tient tranquille. Quand Jean de
Bohême arrive au château de Würzburg au
matin du 13 juillet, la sentence est prévisible. Dans ses
prédications, il affirmait avec constance, que Marie lui
était apparue. Cela
ne lui est pas seulement compté comme un mensonge, mais aussi
comme un crime d'hérésie. L'hérésie
est punie par la mort. Les autres propos qu'il a tenus lors de son
prêche du 2 juillet ne sont pas regardés comme
des critiques de la société fondées sur
une argumentation religieuse, mais comme autant d'appels à
renverser les puissants et les riches. Cela mérite la mort
par décapitation ou par pendaison.
Sur le plan juridique, l'affaire est donc entendue. Mais des
interrogatoires plus poussés et une procédure plus longue
sont nécessaires pour démasquer une
éventuelle conjuration de pus grande ampleur contre l'Eglise et
ses réprésentants institués par Dieu.
Ils reste de nombreuses questions à poser : Jean de
Bohême est-il membre d'une communauté religieuse
dissidente ? Prêche-t-il pour les Cathares, les Vaudois, les
Hussites...? De qui tient-il ses idées? N'y a-t-il pas des
clercs qui se sont servis de lui pour transformer le pèlerinage
de Niklashausen en organisation de masse? Qui a organisé cela ?
Quels hommes voire quelles communautés sont entrés dans
son obédience ? A quoi se sont-ils engagés ? Y avait-il
des plans pour un soulèvement armé ? A quoi devait servir
le trésor des offrandes déposées à
Niklashausen ?...
Les résultats du premier interrogatoire qui nous sont
parvenus, ne donnent pas l'impression que ce berger
prédicateur ait montré à ses juges le visage
d'un hérétique pur et dur. Ils ont
plutôt dû voir un jeune homme effrayé, qui ne
semblait pas savoir qu'il s'était rendu coupable de quelque
chose de grave. Il a dû laisser la même impression
dans les interrogatoires suivants : Jean de Bohême
est apparu comme un homme totalement analphabète, ne comprenant
que quelques mots de latin et ne sachant dire ni le Pater ni le Credo.
Sous la torture, il répond qu'il a grandi dans la communauté villageoise
comme orphelin, aurait fait la connaissance de nombreuses
personnes depuis qu'il était tout enfant, mais qu'il ne voit pas
quel mal il pourrait dire de ces personnes. Avant de commencer
à prêcher à Niklashausen, il aurait servi comme
berger dans plusieurs villages et aurait aussi souvent joué de
la timbale. Il déclare avoir déjà confessé
ses péchés et n'a connaissance de rien dont il se serait
rendu coupable. Il croit en la Sainte Trinité et en la Vierge
Marie, qui lui serait apparue. Elle lui aurait dit d'aller à
Niklashausen et de parler aux gens. Ce qu'il dit de Dieu et du monde
dans ses sermons, il le porte en lui depuis longtemps
déjà. C'est quand il était encore vacher, qu'il
aurait traduit ses idées en mots et se serait confié
à un clerc.
Ce dernier lui aurait assuré que ces idées étaient
des idées chrétiennes et qu'il pouvait en parler
ouvertement en toute tranquillité. Il lui aurait aussi dit que
ses paroles le faisaient penser à un "Saint Père de l'ordre de ceux qui vont pieds nus",
qui tenait des prêches si persuasifs que ceux qui les entendaient
abandonnaient volontairement leurs biens matériels et
commençaient une nouvelle vie. Le clerc lui aurait
également promis de le soutenir s'il voulait parler aux hommes suivant l'exemple de ce "Saint Père".
Quelques jours après
l'arrestation, les instructeurs du procès à
Würtzburg sont informés des déclarations du moine
enfermé à Aschaffenburg. Ils en retirent la conclusion que ce "Saint Père de l'ordre de ceux qui vont pieds nus" devait être Jean de Capistran. Ce
moine italien, général de l‘ordre des
franciscains, avait été envoyé en Allemagne
par le pape Nicolas V à la demande de l’empereur
Frédéric III pour combattre les hussites et
rétablir la concorde parmi les princes allemands. Jean de
Capistran choisit douze compagnons, les fit emmène en
pèlerinage à Assise et, à pied, ils
gagnèrent l’Allemagne, un âne portant leurs bagages.
En Allemagne, de grandes foules se portèrent à leur
rencontre, recevant Jean comme l'envoyé de Dieu. Il prêcha
de 1451 à 1456 en Carinthie, en Styrie, en Autriche, en
Bohême, en Moravie, en Silésie, en Bavière, en
Thuringe, en Saxe, en Franconie, en Pologne, en Transylvanie, en
Moldavie, en Valachie et dans d'autres provinces, accomplissant des
prodiges, des guérisons et quelques résurrections. Dans
toutes les villes où il prêchait, il procédait
à "l'incendie du
château du diable" : il faisait apporter les tableaux jugés indécents, les
cartes, les dés, les faux cheveux ou autres parures et les livrait aux
flammes en présence de la foule.
Le prince-évêque doit constater qu'il se trouve devant un
problème. Puisque Jean de Bohême se réclame -sans
le savoir- de l'enseignement de Capistran, un représentant
exemplaire de l'Eglise, il est devenu vain de chercher à
démasquer une conjuration. Il décide qu'il est de l'intérêt de l'Eglise de suspendre les investigations. Mais après le déploiement de forces et les événements sanglants,
il ne lui paraît pas souhaitable, pour des raisons de prestige de
l'Eglise et des autorités en général il
ne lui paraît pas envisageable de revenir en arrière.
C'est pourquoi la condamnation du "Timbalier de
Niklashausen" doit être prononcée et exécutée rapidement.
Dès le 4ème jour suivant l'arrestation,
on prépare le bûcher et on informe les habitants
de Würzburg que le pèlerinage à Niklashausen et
la grande procession à laquelle ils ont assisté 3
jours plus tôt, sont l'oeuvre du diable.
Comment Hans Böhm est devenu "Jean le joueur de cornemuse" Après
l'excécution, le prince-évêque de Würtzburg
organise une campagne de désinformation ayant pour but de
discréditer définitivement la réputation de
celui que les gens appellent toujours "le prophète".
Pour ce faire, on compose une ballade ironique qu'on diffuse en
août 1476, et quand le conseil de la ville de Nuremberg
demande à Würzburg ce qu'est devenu le moine
arrêté avec le prédicateur, on ajoute un vers qui
présente le moine comme une mystérieuse créature
du diable qui a disparu sans laisser de traces après son
arrestation.
Mais le pèlerinage de Niklashausen s'est avéré
être un problème plus difficile à résoudre.
Le campement près du village a disparu, mais les pèlerins
sont toujours nombreux à venir vénérer l'image de
la sainte Vierge. Niklashausen n'étant pas dans la
juridiction de Wützburg, Rudolf von Scherenberg ne sait pas
comment agir, alors que la petite église est en train de devenir
le lieu où on vient vénérer le berger
martyrisé et exécuté par le prince-évêque de
Würtzburg.
Mais
ses visions révolutionnaires et sociales ont rapidement périclité. 50
ans après son exécution, pendant la Grande Guerre des Paysans, aucun
des chefs insurgés ne se réclamait du "parti" de Jean de Bohême.
Ce n'est qu'au
XIXème siècle qu'on exhuma le souvenir de Jean de
Bohême, le vacher et timbalier qui était devenu
entretemps "Petit Jean le joueur de fifre" (Pfeiferhänslein).
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